Des membres du Centre des femmes de Verdun réunies lors d’un pique-nique en 2019. (Photo courtoisie)

Par Pierre Lussier

Malgré la pandémie, qui a obligé le Centre des femmes de Verdun à restreindre ses activités, les deux animatrices ont maintenu des services d’aide et d’information par téléphone pour les femmes de Verdun. En mai 2021, le Centre devra déménager en raison du loyer de plus en plus inabordable de leurs locaux du 4080, rue Wellington.

 

Branché depuis 1981 sur la réalité des femmes d’ici et d’ailleurs, le Centre des femmes de Verdun (CFV) est devenu au fil du temps un lieu de réflexion, d’éducation et d’entraide dans la promotion des droits des femmes et la lutte contre la violence conjugale.

En accueillant des femmes de tous les âges et de toutes conditions, le Centre constitue un milieu de vie ouvert et chaleureux pour briser l’isolement et créer des liens en temps normal. Depuis le mois de mars, il a bien fallu s’adapter aux contraintes de la pandémie afin de répondre aux attentes des Verdunoises.

Ainsi l’été dernier, «c’est en observant la situation de nombreuses mères de famille présentes avec leurs enfants dans les files d’attente des banques alimentaires qu’on a eu l’idée de livrer des paniers de denrées à domicile pour ces mères dans le besoin », raconte Julie Surprenant, animatrice au Centre.

Cet automne, le Carrefour Jeunesse Emploi a pris la relève en associant quelques-uns de ses stagiaires tout heureux de participer à la distribution de paniers de victuailles. La COVID 19 n’a pas empêché les centres de femmes du Québec de commémorer comme chaque année, la tuerie de Polytechnique en tenant 12 jours d’information et d’activités sur Facebook.

Le CFV participe à ce rendez-vous de réflexion et de prise de parole sur la violence faite aux femmes.Le temps des Fêtes approche mais contrairement aux années antérieures, il n’y aura pas de réception réunissant les membres et sympathisantes en raison de la pandémie.

Signe d’espoir en entrevue, l’intervenante en action communautaire Alex Janelle s’est montrée optimiste, en soulignant que le Centre des femmes doit présenter un programme d’activités et prendre les inscriptions à partir du 11 janvier prochain. Les activités débuteront en février. 

De locataire à propriétaire ?

Les moyens financiers des organismes communautaires sont limités et le Centre des femmes de Verdun n’échappe pas à la règle. En payant 8 000 $ de loyer par mois, le Centre ne peut dégager suffisamment de ressources pour embaucher du personnel supplémentaire et soutenir des programmes d’activités.

Le compte à rebours est donc amorcé et d’ici mai prochain, les responsables du Centre devront trouver de nouveaux locaux. Pourquoi ne pas acheter plutôt que louer ? «C’est en discussion», précise Alex Janelle qui souligne que le CFV a reçu en héritage un legs important de la femme d’affaires Denise Pitre.

Prenant l’exemple de plusieurs organismes verdunois qui sont propriétaires de leurs locaux, notamment la Maison des familles et L’Ancre des Jeunes, le Centre des femmes pourrait s’associer à un autre organisme pour faire l’acquisition d’une propriété. Un courtier bénévole est à la recherche de l’immeuble idéal pour le CFV.